Dossier accessiblité
Colloque sur l'accessibilité universelle
Allocution de Louise O'Sullivan Boyne
Mesdames, messieurs, bonjour! Je suis très heureuse d’être des vôtres aujourd’hui.
Le 3 décembre est la Journée internationale des personnes handicapées; quelle occasion privilégiée pour ré-actualiser la complicité entre le milieu associatif des personnes handicapées et des aînés et la Ville de Montréal.
Je sais que plusieurs arrondissements de toute l’Île avaient déjà développé soit des programmes, des services, des outils, un cadre de référence, pour répondre aux besoins des personnes handicapées ou à mobilité réduite. Par ailleurs, dans le contexte de notre « nouvelle Ville », il était nécessaire de prendre le temps de faire (ou refaire) connaissance, pour ensuite développer ensemble des solutions concrètes pour faire de Montréal une ville des plus accessibles.
L’administration montréalaise est très consciente des besoins grandissants en termes d’accessibilité, sachant que près d’un ménage sur trois compte une personne avec une incapacité; pensons aux personnes avec des limitations permanentes ou temporaires, au viellissement de la population, aux familles avec jeunes enfants et aux parents à poussette.
Contribuer à créer un environnement universellement accessible et adapter l’ensemble des services est certes un devoir de notre administration, mais faire de Montréal une ville des plus accessibles devrait assurément être une fierté à partager dans tous les arrondissements.
Plusieurs le savent déjà : en novembre dernier, l’administration montréalaise a consenti un budget de l’ordre de 100 000 $ pour le démarrage de projets issus du Sommet de juin 2002 et pour lesquels nous avons l’assurance de la collaboration du milieu associatif.
Plusieurs des ingrédients nécessaires à la promotion et à la mise en œuvre de l’accessibilité pour tous sont déjà présents. Je parle d’abord de l’expertise du milieu associatif qui connaît les besoins et a des solutions à mettre en œuvre avec nous. Je pense aussi à l’expertise des employés municipaux qui travaillent dans différents domaines de compétences. Je sais également qu’une culture de partenariat est déjà développée entre le milieu associatif et le milieu municipal montréalais.
Il rest bien sûr quelques défis à relever. Le premier, selon moi est d’harmoniser les interventions des arrondissements, des services corporatifs et du milieu associatif. Cette recherche d’harmonisation est nécessaire pour assurer la cohérence des actions et l’équité entre les arrondissements. Un second défi serait donc de s’assurer de la disponibilité des arrondissements. Enfin, je sais que les engagements pris par l’ensemble des partenaires lors du Sommet de Montréal nécessitent beaucoup plus de ressources que celles prévues pour le démarrage des projets. À ce effet, nous comptons entre autres, sur le Contrat de Ville avec le gouvernement du Québec pour combler une partie de ces besoins. La promotion et la mise en œuvre de l’accessibilité universelle n’exigent cependant pas que des ressources finacières : il faut parfois revoir nos priorités, parfois nos façons de faire.
Quand je constate le dynamisme qui se dégage de ce colloque, je suis confiante qu’ensemble nous y arriverons.
Je veux également vous assurer de ma collaboration et celle de mes collègues du Conseil municipal.
Je tiens sincèrment à remercier chaque personnes pour sa présence, tant les organisateurs du colloque, les personnes ressources des ateliers et des activités du colloque, que les participantes et participants.
En terminant je vous dis : c’était un premier rendez-vous.
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Allocution de Sylvain Gamache
Chacun d’entre nous peut faire beaucoup pour améliorer la qualité de vie des Montréalais et Montréalaises ayant une déficience.
Faire de Montréal « la métropole nord-américaine la plus accessible », c’est là une vision que nous souhaitons partagé avec vous aujourd’hui. Pour réussir, cela passe inconditionnellement par la fierté de rendre accessible votre arrondissement – Pensez globalement – agir localement disait un célèbre penseur !
Nous croyons que c’est possible, car bon nombre d’entre vous avez déjà collaboré de diverses façons à accroître l’accessibilité universelle, que ce soit par la participation à la mise en place de services adaptés ou la participation aux travaux des tables de concertation, notamment en loisir, en accessibilité. Votre présence aujourd’hui témoigne sûrement de votre conviction à vouloir faire plus avec nous.
La création de cette nouvelle ville de Montréal représente une opportunité que nous ne devons pas manquer. Un des défis (besoin) majeurs pour les personnes handicapées est la réponse que vous donnerez à une approche basée sur le travail « inter-arrondissement ». Eh non, toutes les personnes sourdes ne vivent pas dans St-Laurent, toutes les personnes aveugles ne vivent pas toutes à Pierrefonds, toutes les personnes ayant des problèmes de santé mentale ne vivent pas toutes dans Hochelaga Maisonneuve. Tout simplement les personnes handicapées, vivent où elles veulent et elles sont éparpillés partout sur l’île de Montréal. Elles ont des besoins différents, auxquels il faut répondre car elles sont des citoyens à part entière. L’appui et la collaboration d’un arrondissement à l’autre est au cœur de nos préoccupations, tout en sachant que cette expression n’est pas très à la mode en ce moment!
Ce colloque nous a permis d’amorcer un nouveau partenariat très prometteur avec les aînés. Nous avons commencé à accepter de part et d’autres que nos besoins en terme d’accessibilité sont similaires. Maintenant nous tentons de voir nos points de convergence plutôt que nos différences. En agissant ensemble, nous trouverons des solutions universelles, qui nous ferons sauver du temps et sûrement de l’argent !
J’en profite pour vous remercier de votre écoute et nous espérons que cette journée au programme varié saura suscité bien de échanges pourquoi pas des échanges passionnés !
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Allocution de Marie Turcotte
Mesdames, Messieurs,
Les 4, 5 et 6 juin derniers se tenait le Sommet de la ville de Montréal. À ce Sommet, j’assure le rôle de cheffe de délégation des personnes handicapées. Lors de cet événement, la Ville de Montréal et ses partenaires ont convenu de mettre de l’avant l’accessibilité universelle ( l’accès aux lieux publics, l’accès aux programmes et services, l’accès à l’information et aux communications). Des actions ont d’ailleurs fait l’objet de consensus, les voici :
- Identification dans chaque arrondissement, des lieux et des services publics appelant prioritairement des interventions pour en assurer l’accessibilité universelle.
- Engagement de la Ville et de ses partenaires publics et privés selon lequel tout nouveau bâtiment et lieu public, réseau piétonnier, parc et espace vert, ou ceux faisant l’objet de rénovations majeures, soient universellement accessibles et répondent aux exigences de la conception sans obstacle allant au delà du Code de construction du Québec (exemple la Bibliothèque centrale n’a pas d’ascenseur, les personnes ayant une déficience motrice ont seulement accès au rez-de-chaussée).
- Mettre en place des mesures ayant pour but d’aider les employés municipaux à mieux accueillir les personnes handicapées(parfois les gens sont gênés de faire répéter une personne ayant un problème d’élocution, ils ne savent pas quoi faire).
- Faire un état de la situation et voir à l’établissement de mesures spécifiques de communication avec les personnes aveugles, malentendantes ou sourdes ainsi qu’avec les personnes ayant une déficience intellectuelle, de langage ou de parole (mettre sous format cassette vidéo en langage des signes du Québec le guide de l’élection lors des élections municipales).
- Introduire des mesures spécifiques dans les programmes, les projets et les politiques municipales afin de mieux répondre aux besoins particuliers des personnes handicapées (le programme de gratuité pour l’accompagnateur de personnes handicapées dans les installations municipales, telles que les musées, le Jardin botanique, etc.).
Le Colloque sur l’accessibilité universelle constitue une première étape de la mise en œuvre des actions que je viens de mentionner. Maintenant il s’agit de poursuivre le travail dans les arrondissements qui forment la nouvelle ville de Montréal. Nous allons sûrement nous revoir puisque notre façon de faire est de travailler en collaboration avec les différents partenaires. D’ailleurs des liens de complicité se sont développés au fil des années avec divers services municipaux et nous souhaitons en établir de nouveaux. Ce partenariat entre les services municipaux et le milieu associatif des personnes handicapées permet de faire des échanges sur nos réalités respectives et ainsi de mettre en place des solutions durables et répondant aux besoins réels des personnes handicapées.
Comme membre du comité organisateur :
Je désire remercier nos partenaires : CRDIM, Ville de Montréal – Service de développement social, Table de concertation des aînés de l’île de Montréal, OPHQ, Ministère des Affaires municipales et de la Métropole, Centre de réadaptation Lucie-Bruneau.
Je désire également remercier le président d’honneur M. Alan De Sousa puis les membres du comité organisateur Mme Monique Lefebvre, M. Serge Poulin, Mme Sonia Desbiens, M. Maxime Gagnon, Mme France Grégoire, M. Serge Lamontagne.
Merci à l’arrondissement de St-Laurent pour le lieu et tout le soutien apporté ainsi que tous les services de la Ville qui ont contribué à faire de ce colloque un succès (service des communications, Lyse Chartrand responsable du dossier des personnes handicapées).
Merci à toutes les personnes qui ont collaboré de près ou de loin à l’organisation du colloque : membres des comités, personnes-ressources, bénévoles.
Finalement, je désire remercier M. Yvon Provencher comme responsable de l’organisation du colloque.
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Allocution de Pierre-Yves Lévesque
Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue! Pour favoriser une meilleure compréhension, Sonia Desbiens répétera pour moi.
Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir accepté notre invitation en si grand nombre à cet important colloque sur l’accessibilité universelle.
Ce colloque revêt une très grande importance pour le milieu des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite puisque l’accessibilité universelle est une préoccupation sur laquelle nous travaillons depuis plusieurs années.
Pour nous, cette journée constitue une étape significative vers la réalisation d’un objectif à atteindre, soit l’accessibilité universelle.
"Un arrondissement accessible : une fierté à partager", voilà le thème du colloque. Nous espérons vivement que cette journée suscitera en chacun et chacune d’entre vous un désir et une préoccupation dans votre travail au quotidien de rendre universellement accessible la nouvelle ville de Montréal et que vous serez fiers de partager les réussites et les résultats obtenus.
Avec des phénomènes comme le virage ambulatoire, le vieillissement de la population, il y a un nombre de plus en plus élevé de personnes avec des limitations fonctionnelles et il faut nécessairement en tenir compte dans la vie de tous les jours.
Les personnes vivant avec des limitations fonctionnelles deviennent handicapées lorsqu’elles font face à des contraintes ou des obstacles dans leur environnement qui ne leur permettent pas d’exercer leur plein rôle social, économique et professionnel et d’être des citoyens à part entière.
Les barrières architecturales, environnementales, à l’information et à la communication et dans l’accès aux programmes et services, sont autant d’obstacles qui nuisent grandement à la participation et l’inclusion sociale des personnes ayant des limitations fonctionnelles.
L’accessibilité universelle est un objectif à atteindre pour ne pas laisser pour compte certaines catégories de personnes qui ne pourraient avoir accès aux même droits que le reste de la population.
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Allocution de Serge Van Brackel - Président Horizon 2002 (Belgique)
Quand on pense à la Belgique, on pense en premier aux frites, à la bière, au chocolat et aux gaufres de Liège. N’ayez pas peur, je ne vais pas vous faire un exposé sur les produits belges même si certains d’entre vous ne demanderaient pas mieux !
En ce 3 décembre 2002, journée mondiale de la personne handicapée, je suis très heureux de participer à ce colloque afin de vous présenter le travail que nous sommes en train d’élaborer en région wallonne avec les villes et communes dans le but d’améliorer l’accueil du citoyen handicapé.
En effet, depuis le début du mois de novembre 2002, l’Agence Wallonne pour l’Intégration des Personnes Handicapées (AWIPH *) a lancé un programme de formations à l’approche des personnes handicapées pour les responsables politiques des villes ainsi que pour les travailleurs de ces mêmes villes.
Le programme s’appelle « SAFRHAN » et il se déroulera sur une période de 15 mois. Il se traduira par l’organisation d’une cinquantaine de journées de formation organisées au sein des villes et communes wallonnes. Il n’est pas inintéressant de signaler que ce programme de formations est coordonné par une personne vivant avec une déficience physique. Cela donne une dimension beaucoup humaine au projet.
Les journées de formation sont divisées en 3 parties :
- La première partie est composée de trois ateliers se déroulant simultanément l’un aborde l’accessibilité, le deuxième l’emploi et le troisième les différentes aides sociales disponibles dans notre pays.
- La deuxième partie est constituée par un atelier de démystification de la personne handicapée que j’ai le plaisir de coordonner au nom de l’association Horizon 2000 que je dirige.
La troisième partie est la continuité d’un atelier de démystification par des mises en situation et par la mise à disposition de différents outils permettant aux travailleurs des villes et communes d’améliorer l’accueil du citoyen handicapé.
Nous pouvons dès à présent dire que ce programme rencontre un succès important car le planning des formations est rempli jusqu’à la fin du mois de mai 2003 et d’autres villes viendront s’ajouter en juin 2003 ainsi que dans le deuxième semestre 2003.
Il est intéressant de souligner la prise de conscience des villes et communes par rapport aux personnes handicapées grâce au programme de formations initié par l’AWIPH.
En écoutant les différents intervenants de ce colloque, il m’apparaît clairement que les préoccupations des travailleurs des villes du Québec sont les mêmes que celles des travailleurs des villes de Wallonie.
Le point le plus important qui revient et sur lequel nous devons travailler et retravailler c’est la peur de la différence, la peur l’inconnu que véhicule la personne handicapée.
Quelques mots sur l’association que je dirige qui s’appelle Horizon 2000, celle-ci s’occupe des informations, de la communication et de la démystification de la personne handicapée en région francophone de Belgique. Nous travaillons en ayant un objectif en ligne de mire qui est celui d’améliorer l’image de la personne handicapée auprès de notre société.
En développant divers projets allant de colloque, de conférences, en passant par l’organisation d’un salon, de formations. Nous développons également un portail d’information dont voici l’adresse www.h2000.be.
Nous développons également un travail important dans le milieu du tourisme en élaborant des projets de vacances accessibles aux personnes handicapées mais ouverts à tous.
Je terminerai par deux points, le premier : je trouverais intéressant de continuer à échanger entre le Québec et la Wallonie concernant notre travail, notre approche ainsi que nos différents résultats en matière de sensibilisation de la personne handicapée.
Le second point que j’ai envie de partager avec vous est que quand vous avez une personne handicapée devant vous qui vient faire appel à vos services ou qui vient simplement pour recevoir des informations, essayez tout d’abord de voir la personne (l’homme ou la femme) avant de voir le handicap.
Je sais que ce n’est peut-être pas évident pour tout le monde car nous sommes des êtres humains avec nos peurs, avec nos sentiments mais il est primordial d’avoir une approche positive de la personne handicapée et non pas une approche de pitié afin de bien répondre à ses demandes et à ses attentes et surtout, afin de la considérer comme un citoyen à part entière dans notre société.
Je tiens à remercier les organisateurs de ce colloque pour leur accueil et je formule le vœux de cette journée ne soit qu’un début dans le travail au Québec pour améliorer l’accessibilité universelle et j’espère avoir encore l’occasion d’échanger dans l’avenir avec vous tous.
(*) AWIPH correspond à l’OPHQ au Québec
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Allocution de Norbert Rodrigue - PDG de l'OPHQ
Mesdames et Messieurs,
Il me fait plaisir d’être aujourd’hui parmi vous surtout en cette journée internationale des personnes handicapées.
Permettez-moi d’abord de souligner que c’est le 14 octobre 1992 que l’Assemblée générale des Nations Unies proclamait le 3 décembre « journée internationale des personnes handicapées » et invitait les gouvernements à apporter leur concours à la célébration de cette journée. Le Québec a immédiatement répondu à cette invitation de rappeler à tous annuellement la nécessité de poursuivre et d’intensifier les efforts pour améliorer la situation des personnes handicapées.
La tenue du colloque d’aujourd’hui s’inscrit parfaitement dans cette ligne de pensée.
À la lecture du programme du colloque, on peut voir que les quatre ateliers de la journée avaient tous pour objet de sensibiliser les participants.
Cette notion de sensibilité me semble être une condition fondamentale de l’amélioration de la condition de vie des personnes handicapées. Être sensibilisé, en effet, signifie que l’on n’oublie pas les personnes handicapées quand vient le temps de décider ou d’agir.
Trop souvent, les interventions que nous devons faire à l’Office découlent du fait que l’on a tout simplement oublié de tenir compte des besoins des personnes handicapées.
Cela est vrai dans tous les secteurs de l’activité humaine, que ce soit pour construire un édifice, aménager un parc ou offrir des services à la population.
En ce sens, l’accessibilité de la ville de Montréal et de ses arrondissements dépend grandement de la sensibilité de tous les décideurs et acteurs municipaux. Je me réjouis donc de constater leur présence nombreuse aujourd’hui. Cela témoigne par ailleurs des bonnes relations qu’ils ont su développer au cours des ans avec les organismes représentant les aînés et les personnes handicapées. Ce partenariat est garant d’un avenir meilleur.
Permettez-moi maintenant de vous dire quelques mots de l’Office des personnes handicapées du Québec.
Cet organisme gouvernemental a été institué en 1978 par la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées, une loi adoptée à l’unanimité de l’Assemblée nationale.
La mission de l’Office est essentiellement centrée sur l’intégration sociale des personnes handicapées. Cela explique ma présence parmi vous et le fait que notre bureau de Montréal se soit impliqué dans la préparation du colloque.
L’Office intervient à tous les niveaux. Local, régional et national. À titre d’exemples, permettez-moi de mentionner rapidement quelques dossiers qui retiennent couramment notre attention et qui se rapportent aux sujets qui ont fait l’objet des ateliers d’aujourd’hui.
En ce qui concerne l’accès aux bâtiments, l’Office travaille de concert avec la Régie du bâtiment du Québec pour la bonification constante des normes d’accès sans obstacle. Ainsi, le nouveau Code de construction entré en vigueur en novembre 2000 comporte plusieurs améliorations par rapport aux normes antérieures. Et nous participons, avec l’aide de la Société Logique, un organisme que certains d’entre vous connaissent déjà, à un groupe de travail qui se penche sur les normes que le Conseil national de recherches du Canada propose pour l’avenir.
En matière d’accès à l’environnement, l’Office coordonne les activités d’un groupe de travail sur le stationnement pour personnes handicapées. Conformément aux recommandations de ce groupe, des améliorations ont été récemment apportées au Code de la sécurité pour assurer un meilleur contrôle de l’utilisation des places de stationnement réservées.
Pour l’accès aux programmes et services, l’Office multiplie les représentations pour une bonification du cadre et du financement du programme d’accompagnement en loisir des personnes handicapées.
Quant à l’accès à la communication et à l’information, nous proposons depuis plusieurs années des modifications à la Loi sur l’accès à l’information et à la Loi sur le secteur privé pour permettre aux personnes handicapées de mieux exercer leurs droits d’accès à l’Information. Nous sommes confiants que ces propositions finiront par aboutir. Il en va de même en ce qui concerne une proposition que nous soumettons aux élus dans le cadre d’une révision de la Loi assurant l’exercice des droits des personnes handicapées, proposition à l’effet que le gouvernement adopte une politique visant à ce que les ministères et organismes gouvernementaux prennent des mesures d’accommodement pour faciliter aux personnes handicapées l’accès aux services et documents d’information.
Ce ne sont là que quelques exemples qui illustrent l’intérêt de l’Office pour les sujets qui retiennent aujourd’hui notre attention. N’hésitez surtout pas à communiquer avec notre bureau de Montréal pour en savoir davantage sur nos démarches dans ces dossiers ou pour tout autre collaboration.
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Conférence de M. William Ninacs
La conférence de M. Ninacs est disponible en format PDF via ce lien.
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Mot de Claude Quiviger
Pour situer le contexte général de cette journée, je voudrais noter cinq (5) points. Je ne ferai que les évoquer … nous avons toutes la journée pour les approfondir.
- La mission de la ville : Beaucoup d’actions de la Ville en de multiples domaines ont un impact direct ou indirect, immédiat et bien concret, sur la qualité de vie des personnes handicapées et des personnes à mobilité réduite.
- Le nombre de personnes handicapées : Montréal compte un nombre et un pourcentage important de personnes handicapées ou à mobilité réduite. Et ce nombre est en augmentation, en lien avec le vieillissement de la population et la longévité humaine de plus en plus grande. C’est d’ailleurs pourquoi, la Table de concertation des aînés de l’île de Montréal participe aussi à l’organisation de ce colloque.
- Une question de droit et non de favoritime facultatif : Les déclarations des droits de la personne, ainsi que les législation nationales reconnaissent formellement des droits aux personnes handicapées. L’action de la ville en matière est obligatoire et n’est nuellement une affaire de bienveillance paternaliste, de réponse ponctuelle à des pressions ou de souci électoral.
- Le partenariat Ville-Milieu assoicatif : Le milieu associatif des personnes handicapées à Montréal souhaite établir avec la Ville une collaboration stable et structurée. Tant avec l’ex-ville de Motréal qu’avec plusieurs ex-villes de banlieue, de nombreuses collaborations ont déjà été vécues, parfois depuis fort longtemps. Le contexte de la nouvelle ville a créé une nouvelle situation et ouvre de nouvelles opportunités à un partenariat structuré entre le milieu associatif et la Ville en matière d’accessibilité. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le Conseil régional de développement de l’île de Montréal (CRDIM) et la Ville ont soutenu financièrement l’organisation de ce colloque. Dans cette perspective aussi que le Sommet de Motréal a nettement pris le parti de promouvoir l’accessibilité universelle.
- L’accessibilité universelle : une autre façon, plus intelligente, de penser et de faire : De plus en plus, on parle d’accessibilité universelle. Il ne s’agit pas de faire plus plaisir aux personnes handicapées. Il s’agit – les architectes et les urbanistes le savent bien – d’une nouvelle façon de penser et de faire. Il s’agit de construire et d’aménager nos espaces et nos programmes publics pour qu’ils favorisesnt d’emblée une utilisation similaire pour tous les usagers. Que tous les usagers pouissent vivre, en même temps et de la même manière, les mêmes expériences. De plus, cela peut coûter moins cher : par exemple, au lieu de construire d’une part des escaliers et d’autre part une rampe d’accès spéciale pour les personnes en fauteuil roulant, pourquoi ne pas construire un seul plan incliné utilisable par tout le monde?
C’est dans ce contexte global que se situe cette journée. Qu’elle vous soit bonne, sur les plans intellectuel et technique bien sûr, mais aussi surle plan du cœur … qui a beaucoup à voir avec notre mission de service public.
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Remerciements
Merci à toutes les personnes qui ont collaboré de près ou de loin à l’organisation du colloque sur l’accessibilité universelle.
Chargé de projet pour l’organisation du colloque
- Yvon Provencher, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
Membres des comités
COMITÉ ORGANISATEUR
- Sonia Desbiens, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Monique Lefebvre, AlterGo
- Marie Turcotte, Ex æquo
- Serge Poulin, Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM)
- France Grégoire, Défi sportif
- Maxime Gagnon, Défi sportif
- Claude Lapostolle, Centre de loisirs de Saint-Laurent
- Serge Lamontagne, Directeur du Centre de loisirs de Saint-Laurent
COMITÉ DÉROULEMENT
- Sophie Lanctôt, Société Logique
- Marie Turcotte, Ex aequo
- Sonia Desbiens, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Serge Poulin , Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM)
- Michel Nadeau, Association des devenus sourds et malentendants du Québec (ADSMQ) - section Montréal
- Claude Quiviger, Ville de Montréal
- Serge Émond, Table de concertation des aînés de l’île de Montréal
- François Patenaude, Table de concertation des aînés de l’île de Montréal
- Michel Gignac, Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) - Bureau de Montréal
COMITÉ FINANCEMENT
- Sonia Desbiens, Regroupement des organismes de promotion du Montréal Métropolitain (ROPMM)
- Chantal Germain, Regroupement des usagers du transport adapté (RUTA)
COMITÉ COMMUNICATIONS
- Marie-Claude Roussin, Centre de réadaptation Lucie Bruneau
- Huguelle Singler, Société Logique
- Serge Poulin , Regroupement des aveugles et amblyopes du Montréal métropolitain (RAAMM)
- Diane Chamberland, Association de spina-bifida et d’hydrocéphalie de Montréal (ASBHRM)
- LOGISTIQUE
- Maxime Gagnon, Défi sportif
- France Grégoire, Défi sportif
Groupes de travail
ACCÈS AUX BÂTIMENTS
- Marie Turcotte, représentante déficience motrice
- Serge Poulin , représentant déficience visuelle
- Léon Bossé, représentant déficience auditive
- André Coulombe, représentant des aînés
- Isabelle Cardinal, Société Logique
- Laurent Ricard, Ville de Montréal
ACCÈS À L’ENVIRONNEMENT
- Luc Forget, représentant déficience motrice
- Christian Charland, représentant déficience visuelle
- Carole Zabihaylo, Institut Nazareth et Louis-Braille
- Huguette Dubé, représentante des aînés
- Sophie Lanctôt, Société Logique
- Sylvie Tremblay, Ville de Montréal
ACCÈS À L’INFORMATION ET À LA COMMUNICATION
- Pierre-Yves Lévesque, représentant déficience motrice
- Lynda Ouellette, représentante déficience visuelle
- André Fournier, représentant déficience auditive
- Thérèse Darche, représentante des aînés
- Sonja Boodajee, représentante traumatisme crânien
- Sonia Desbiens, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Jean-Robert Choquet, Ville de Montréal
ACCÈS AUX PROGRAMMES ET SERVICES
- Marie-Hélène Tanguay, représentante déficience motrice
- Fernand Boucher, représentant déficience visuelle
- Monique Guèvremont, représentante déficience auditive
- Jeanne d’Arc Zingboim, représentante des aînés
- Robert Groulx, représentant déficience intellectuelle
- Roger Hébert, Mouvement des Personnes d’Abord de Montréal
- Caroline Roussy, Regroupement des usagers du transport adapté (RUTA)
- Mathieu Noël, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Monique Lefebvre, AlterGo
- Linda Roy, Ville de Montréal
Autres ressources
SOUTIEN TECHNIQUE ET ADMINISTRATIF
- Nancy Carney, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Pétronille Muhaweinamana, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Carole Gaudreau, AlterGo
- Gina Méroné, AlterGo
- Ginette Proulx, Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
- Michel Réhel, Alpha de l’Est
ANIMATION DE LA JOURNÉE
- Luc Fortin
- Claude Quiviger
SECRÉTAIRES D’ATELIER
- Guy Lemieux, AlterGo
- Denise Desrosiers
- France Verville
- Hakim Chikh
ACCUEIL
- Michel Réhel, Association de loisirs des personnes handicapées physiques de Pointe-aux-Trembles et de l’Est de Montréal (ALPHA)
- Patricia Lauzon, Association de loisirs des personnes handicapées physiques de Pointe-aux-Trembles et de l’Est de Montréal (ALPHA)
- Diane Martel, Association de loisirs des personnes handicapées physiques de Pointe-aux-Trembles et de l’Est de Montréal (ALPHA)
- Nancy Carney, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
- Pétronille Muhawenimana, Regroupement des organismes de promotion du Montréal métropolitain (ROPMM)
DÉCORATION / SIGNALISATION
- Germain Simard, AlterGo
- Charles Simard, AlterGo
TRANSPORT
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Partenaires
Les organisateurs :
- Regroupement des Organismes de promotion du Montréal Métropolitain
- AlterGo
Remercient :
- Conseil Régional de développement de l'île de Montréal
- Ville de Montréal - Service de développement social et communautaire
- Table de concertation des aînés de l’île de Montréal
- Gouvernement du Québec - Office des personnes handicapées et le ministère des Affaires municipales et de la Métropole
- Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
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