Projet LIENS – Formations
Vos prises de parole changent notre monde
(Cliquez ici pour accéder au reportage photographique de l’événement)
(Sylvie Gravel) Quelle heureuse fusion de volonté et
d’audace animait les personnes participant à la
formation Osez prendre la parole ! du 22 février 2007. Sur
quoi repose ce que nous percevons comme un élan vers
l’autre, envol essentiel pour que progressent les formations
du laboratoire de participation citoyenne mis sur pied dans le
cadre du Projet LIENS ? Avant tout, sur le goût
d’expérimenter, de découvrir, d’apprendre
et d’élargir son univers. Comment ? À
l’aide d’un savant mélange d’ouverture et
d’improvisation pour mieux connaître
l’accessibilité universelle et sa jumelle,
l’inclusion des personnes ayant des limitations
fonctionnelles à l’ensemble des zones publiques :
transport en commun, loisirs récréatifs, artistiques
et culturels, activités sportives, circulation
routière et piétonnière, information et
communication municipales.
Éloge du geste ludique
Par et pour l’éloge du geste ludique et
éducatif, les conférencières de
l’ouverture en ont surpris plus d’un par la formidable
maladresse de leur communication, au plan efficacité. Fortes
de leur humour et de leurs nombreux talents, trois partenaires du
Projet LIENS ont joué la séductrice excessive,
l’expéditrice déchaînée et le
prodige d’embrouilles, ce qui a détendu
l’auditoire ou presque car quelques-uns se sont fait
prendre…
Partant de ces liens qui tissent la vie de chacun, liens
marqués par leurs qualités et leurs limites, les 39
personnes regroupées le 22 février dernier ont fait
de cette journée un intervalle joyeux et précieux
d’apprentissages. L’estime portée les uns vers
les autres et la confiance menant à la multiple «
prise du micro » ont éveillé le sentiment
d’appartenir à la communauté du laboratoire de
participation citoyenne.
L’aisance se forge dans la pratique
Les participants ont brisé la glace en se présentant
devant une assemblée internationale sur la participation
citoyenne. Soumis à des contraintes strictes, il fallait
solliciter le regard de l’autre et capter son
intérêt. Les habitués du laboratoire ont
constaté une progression de leurs habiletés à
prendre la parole. Ils ont été capables
d’observer et de critiquer la difficulté à
gérer le temps alloué à la prise de parole au
microphone ainsi que le malaise à synthétiser son
propos. Grâce aux prises de parole exprimées par les
participants, les organisateurs apprennent à faire leur
travail car eux aussi prennent des leçons… Prendre sa
place, c’est aussi demander, à
répétition s’il le faut,
d’améliorer l’aménagement de la salle
pour faciliter le déplacement des fauteuils roulants, ou
encore de corriger la disposition et la hauteur des microphones, ou
d’expliquer la nécessité d’avoir
accès au stationnement ou de prévoir qu’il y
ait suffisamment d’espace pour circuler en
sécurité.
Les assemblées publiques sous la loupe
L’éloquence des témoignages au sujet des
visites en arrondissement fait écho à
l’importance de mettre en pratique la grille
d’observation pour une communication efficace, celle qui a
été développée par les participants
lors d’une formation précédente (19 octobre
2006). Les assemblées des conseils d’arrondissement
sous la loupe, c’est très instructif. Les impressions
et les effets dus au ton et au rythme utilisés par le
communicateur, l’impact de son attitude corporelle souriante
ou à l’inverse « frustrée »
n’ont pas échappé à l’œil de
nos visiteurs. Suite à ces assemblées, deux
d’entre eux ont obtenu des rétroactions positives de
l’acteur municipal interpellé au conseil
d’arrondissement. L’élan vers l’autre et
la réciprocité qui s’ensuit, un autre monde est
possible…
Pourquoi pas moi ?
Changer le monde, une parole à la fois et pourquoi pas la
mienne ? En après-midi, quatre équipes ont
préparé leurs présentations orales à
donner en conférence de presse. Bien qu’ayant
période de préparation très courte, les
artisans conférenciers ont divulgué des projets
novateurs, étoffés et convaincants, sur les
thèmes de l’accessibilité universelle. Beaucoup
de pression qui a mis à l’épreuve un programme
ambitieux qui aurait mérité une meilleure
planification. Malgré les failles, disons-le, quelle
fierté transparaissait sur les visages où se lisait
la joie d’avoir été capable de faire face
à la musique. Sans oublier la troupe de journalistes qui ont
joué leur rôle avec drôlement de sérieux.
Au moment de clôturer la rencontre, on en redemandait, en
particulier les équipes qui ont manqué de temps pour
donner leur conférence de presse.
Ce qui est certain, c’est qu’il y aura d’autres
conférences dans le cadre des formations du laboratoire de
participation citoyenne, ou ailleurs… Oserez-vous y
contribuer ? Nous l’espérons car recevoir vos paroles
et les prendre en considération nous éveille tous
à l’exercice des droits et des responsabilités
d’agir à titre de citoyen.
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