La réadaptation en mouvement!

Une assistance record à la 6e Journée de la
réadaptation tenue dans le cadre du 25e Défi
sportif… Vingt centres de réadaptation et quelque
140 participants ont retrouvé leurs collègues de
tous les coins du Québec.
La journée a débuté par la rencontre matinale
des porteurs du dossier du Défi sportif – des gens qui
croient au sport comme outil au service de
l’intégration des personnes ayant une
incapacité et qui ont le mandat de
« contaminer » les collègues de leur
établissement : « Pour une fois que la
contamination est permise, allons-y gaiement! »,
relatait un participant avec humour.
L’animateur de la journée, Marc-Étienne Sicard,
escrimeur et Champion Banque Nationale du Défi sportif, dont
les talents de communicateur ont été grandement
appréciés, a su créer dès le
départ une atmosphère vivifiante en conviant les
participants à des exercices d’échauffement.
Tous s’y sont prêtés avec un plaisir
évident. Rotation des poignets, de la nuque, des bras :
le niveau d’énergie venait de s’élever.
Le Défi sportif a 25 ans
« Il y a la fièvre du hockey… il y a la
fièvre du sport adapté » , lance
d’entrée de jeu Monique Lefebvre, directrice
générale d’AlterGo et fondatrice du Défi
sportif. « Je désire partager avec vous la
fierté du sport adapté. » Tout au long de
la journée, les participants seront conviés à
participer à différentes activités qui
refléteront cette fierté qui anime le Complexe
sportif Claude-Robillard pendant le Défi sportif.
C’est aussi cela la fierté du sport adapté!
« Quand les enfants sont heureux, la famille aussi est
heureuse » , témoignait Ginette Larose,
mère de la petite Marianne Brodeur, médaillée
d’or au boccia en 2007, décédée au cours
de l’année. « Le sport a
été très important pour Marianne. Son estime
de soi et sa force musculaire se sont accrus; elle a
dépassé ses limites. Elle avait l’impression
d’être comme les autres. » Sa
médaille d’or : elle dormait avec.
« Une vraie médaille! » , se
plaisait-elle à dire. « Continuez à
promouvoir le sport pour le plaisir et pour le volet
compétitif : les répercussions pour les jeunes
et pour la famille sont considérables » ,
concluait madame Larose.
Une visite interactive des plateaux de compétition
Voici maintenant venu le moment de
« goûter » au Défi sportif. Pour
les « nouveaux », on en a entendu parler, on
a vu des photos et des reportages; maintenant on va « le
vivre ». Pour les « anciens », il
s’agit d’un plaisir renouvelé. La visite des
plateaux sportifs où se déroulent des
compétitions, les échanges avec les athlètes
et avec les entraîneurs sont stimulants :
« Ça nous donne un "boost" qui nous incite
à en faire plus, de retour chez nous, dans le domaine des
sports adaptés! » , relate un participant.
« C’est ma première participation. Je suis
ravie de tout ce que j’ai eu, je repars avec plein
d’idées en tête. »
Des gens de cœur et d’exploits
Après un avant-midi riche en apprentissages et en
rencontres, des invités spéciaux ont livré des
témoignages touchants. Serge Van Brakel, président
d’Horizon 2000 en Belgique, a déridé la salle
avec son humour subtil. Avec Jean-Marie Lapointe comme
interlocuteur, il s’en est donné à cœur
joie. En tant que porte-parole du Défi sportif depuis de
nombreuses années, Jean-Marie a réussi à
émouvoir la salle quand Serge lui a demandé son plus
beau souvenir : « Le sport scolaire m’a fait
un effet monstre. Dans le milieu artistique, c’est
superficiel. La vérité, je la retrouve au Défi
sportif. »
De son côté, Sarah Maillot, championne Banque
nationale du Défi sportif, en présence de deux de ses
collègues, a relaté sa première
expérience au Défi :
« J’étais tellement fière de moi.
Juste d’avoir terminé l’épreuve,
j’étais euphorique! » La fierté du
sport adapté… « Réveillons-nous
pour développer le sport dans notre centre » ,
mentionne un participant.
On passe à l’action!
Les participants ont par la suite eu l’occasion – et le
grand plaisir – d’expérimenter différents
sports et activités : boccia, danse en fauteuil,
goalball, vélo tandem, volleyball ou de participer à
des ateliers explicatifs : l’athlétisme, le rugby
ou l’impact de la participation au Défi sportif.
« J’en aurais voulu encore plus! »
« Rien de mieux que d’essayer… bravo pour
les expérimentations. J’ai tous les outils en main
pour contaminer! » « Le sport, ça
bouge, ça stimule, ça motive! C’est pour tout
le monde! » Des commentaires éloquents.
Une journée unique
En quelques mots, la Journée de la réadaptation,
c’est selon une éducatrice dont c’est la
première présence : « Une
journée remplie de merveilleuses expériences
où l’accent est placé sur les capacités
des participants et non sur leurs incapacités. »
Photos
Comme le veut la tradition à la Journée de la réadaptation, le tout débute par des exercices d’échauffement.
Marc-Étienne Sicard, Champion Défi sportif Banque Nationale en escrime, s’est avéré un animateur hors pair.
Parlons accessibilité universelle. Daniel Roy, de l’Association des sports pour aveugles de Montréal, s’entretient avec
Frank Zampino, membre du comité exécutif à la Ville de Montréal, et Monique Lefebvre, directrice et fondatrice du Défi sportif.
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