Le loisir, c’est aussi une responsabilité municipale. Et l’accompagnement en loisir – qui est une mesure de soutien pour participer à des activités de loisir – en est donc une aussi. Voilà l’essentiel du message que les représentants d’AlterGo (Monique Lefebvre et Guy Lemieux) ont fait part au maire de Montréal, Gérald Tremblay, qui les recevait, le 28 août dernier, à son bureau de l’Hôtel de Ville.
Les deux représentants ont souligné notamment au maire Tremblay que la Ville de Québec reconnaissait déjà depuis quelques années son rôle en cette matière en assumant les coûts reliés à l’accompagnement en loisir des personnes handicapées dans les camps de jour de la ville de Québec. Sept des huit arrondissements ont offert, à l’été 2003, un service d’accompagnement à même leur budget, totalisant 225 000 $. Cette affirmation a semblé surprendre le maire Tremblay.
AlterGo est l’organisme coordonnateur du programme d’accompagnement à Montréal. Les demandes faites au maire Tremblay sont de l’ordre 450 000 $. Ce montant ne couvrirait cependant pas tous les coûts inhérents à l’accompagnement dans les camps de jour de Montréal, qui sont évalués à plus de 1 million $, mais ce serait un pas dans bonne direction.
Il faut rappeler que 2003 a été une année particulièrement difficile pour les personnes handicapées, les organismes et arrondissements participant au programme d’accompagnement en loisir, alors que le budget disponible (300 000 $) n’a permis de répondre qu’à 25 % de leurs demandes (1,2 M$). Pour en savoir plus : www.altergo.net/nouvelles/04_04_2003_01.html
Rendre les bâtiments accessibles
Dans la première partie de cette rencontre avec le maire,
Marie Turcotte, de l’organisme Ex-aequo et cheffe de délégation
du milieu des personnes handicapées, et Sophie Lanctôt,
de la Société Logique, lui ont fait part de leurs
préoccupations quant à la non accessibilité des
bâtiments appartenant à la Ville de Montréal
et de l’importance d’y apporter des améliorations
pour les rendre accessibles. Leur demande pour l’année
2004 se situe à 1 M$. Il s’agit de travaux qui ne
peuvent être intégrés dans le Plan triennal
d’immobilisation de la Ville.
Les suites
Cette rencontre avec le maire Tremblay était une première.
Le maire est maintenant mieux sensibilisé quant aux préoccupations
du milieu des personnes handicapées sur l’accompagnement
en loisir et sur l’accès aux bâtiments de la
Ville de Montréal. Soulignons qu’en juin dernier,
une rencontre de sensibilisation avait eu lieu avec Mme Louise
O’Sullivan Boyne, membre du comité exécutif
et responsable du développement social à la Ville
de Montréal. Au cours des prochaines semaines, nous connaîtrons
davantage les intentions réelles de la Ville quant aux préoccupations émises
par le milieu des personnes handicapées. C’est donc à suivre.